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mercredi 13 avril 2011

Gone Baby Gone

Ca y'est, j'ai enfin vu Gone Baby Gone et - oh suprise ! (enfin non pas du tout en fait) - j'ai aimé. J'avais déjà posté mon avis sur The Town, et j'aurais du mal à dire lequel des deux films réalisés par Ben Affleck j'ai préféré. J'avais lu le roman de Denis Lehane il y a déjà un certain temps et je l'avais bien aimé, j'ai vu Mystic River, adapté d'un roman du même auteur, cette année aussi - très bon film également.
Histoire du kidnapping d'une fillette dans le quartier de Dorchester à Boston, le film est un bon polar même si vers 1h15 on commence à se douter de quel côté se situent les coupables (surtout si comme moi on a déjà lu le livre et qu'on a vu de trop films dans sa courte vie). Je ne m'étendrai pas sur cet aspect puisqu'on n'en n'attendait pas moins.
J'ai beaucoup aimé la séquence qui ouvrent Gone Baby Gone parce qu'elle a ce côté réaliste, et même plus réel, qui ne trompe pas et qui manque à beaucoup de films. Tourné à Boston, dans le quartier spécifique par l'auteur, le film reflète ce quartier. La séquence de début nous montre ce quartier avant même qu'on sache quoi que ce soit sur le personnage de Patrick Kenzie ou le kidnapping. Les gens qu'on y voit ne sont pas beaux et n'ont même pas cette neutralité aseptisée des personnages de film hollywoodien où les classes sociales sont gommées et où même un junkie est presque glamour, ils sont réels. J'ai trouvé ça très fort.

*** Spoilers ***
La fin est très marquante également. Elle nous montre que dans ce cas, il n'y a pas de choix plus juste qu'un autre. Faut-il laisser la petite fille avec un homme aimant mais qui reste celui qui l'a kidnappée ou la rendre à sa mère quelque peu irresponsable et surtout droguée ? C'est le choix qui déchire le couple de Patrick et Angie. Et Patrick n'est même pas sûr de faire "the right thing." Que faut-il faire ? Le film refuse d'apporter une vraie réponse et le spectateur est forcé de se poser la question à lui-même.
*** Fin des spoilers ***

En conclusion, un bon film pour un dimanche soir et si vous avez manqué The Town, il vient de sortir en DVD. Quant à moi je pense aller voir The Company Men au cinéma, un film avec Ben Affleck décrit comme l'anti-In the Air (que j'ai beaucoup aimé). Si je le vois en effet, je risque bien de vous écrire un article :).

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Une séquence du film (juste après l'épisode du pédophile) que j'aime beaucoup. On y voit le reflet de Patrick dans une fenêtre de l'hôpital éclairé alors qu'il fait nuit dehors. Ca lui donne un reflet noir et à ce moment précis du film la symbolique est très importante. Le personnage aperçoit son reflet noir à la fois visuellement, pour le spectateur, et moralement, ce qui devient plus clair après dans sa conversation avec Remy Bressant. Ce reflet noir n'est pas tant un mal absolu qu'un mal pour le bien et c'est tout le paradoxe qui rend l'histoire intéressante. De même, les références de Patrick à son prêtre alors qu'il vit dans un monde de brutes montrent la complexité du personnage, et par dessous celle de l'univers dans lequel il évolue.

mercredi 15 décembre 2010

Des savons Fight Club

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Tangerine & Boris

Dialogue véridique.

dimanche 14 novembre 2010

Nouvelle adaptation de The Great Gatsby

10Donne-moi 10 bonnes raisons...
d'attendre la prochaine adaptation de The Great Gatsby.

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Le réalisateur est Baz Luhrmann :
L'homme du suprenant Australia, de l'émouvant Moulin Rouge et du moderne Romeo + Juliet. Un des seuls hommes encore capables de nos jours du faire du kitsch, et même du beau kitsch, et de l'assumer carrément. Un homme visuel donc. Et Gatsby est aussi flamboyant que ce dont est capable Baz Luhrmann.

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Marre des adaptations classiques.
J'ai beau trouver le travail de Coppola sur le scénario de la version des '70s génial, reste que la mise en scène a bien mal vieilli. Le travail de Baz Luhrmann, bon ou moins bon mais on espère très bon (pour ne pas faire dans la redondance) sera de toute façon remarquable.

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Les moyens financiers.
On ne crachera pas dessus. On sait que Baz Lurhmann voit les choses en grand et qu'Hollywood a les moyens de lui donner tout ce qu'il faut pour un beau rendu. Et oui qu'on le veuille ou non, l'argent arrange bien les choses et notamment les tournages de films "d'époque". Remember Benjamin Button, il les fallait les moyens pour ce qui tenait du technique dans ce film (notamment au niveau du visage de Benjamin), ils ont bien fait d'attendre le bon moment, ce film est superbe.

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Une valeur (presque) sûre
Craig Pierce au scénario avec Luhrmann. Celui qui a coécrit toute la trilogie du rideau rouge. Même s'il paraît que The Great Gatsby est très difficile à adapter et qu'on sait que Coppola sera dur à égaler (un scénario fidèle et beau à la fois), on se dit que si le duo a si bien réussi jusque là, il n'y a pas de raison que le scénario soit un ratage total.

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En Jay Gatsby : Leonardo DiCaprio,
l'un des meilleurs acteurs américains actuels. Je crois que Redford restera mon Gatsby (d'où j'aurais bien vu Brad Pitt dans le rôle) mais Dicaprio n'a rien à envier à personne et il a montré qu'il savait très bien jouer les rôles complexes (il est même carrément au bord dans la dépression dans ses trois derniers films). Parce que oui, les personnages de Fitzgerald ne sont pas simples, même ceux qui sont secondaires.

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Tobey Maguire jouerait le narrateur.
Celui qui devrait être notre futur Nick Carraway, je ne l'ai vu que dans quelques films mais j'aime bien cet acteur, je pense qu'il est capable de quelque chose de très bien =). Bien sûr une autre raison d'attendre le film est que d'autres rôles majeurs n'ont pas encore été distribués, y aura-t-il des surprises ?

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Une nouvelle Daisy
Je ne me suis jamais remise de l'interprétation de Mia Farrow. Elle a tué Daisy au moment où elle a ouvert la bouche. Daisy Buchanan n'est pas seulement une jeune femme "sophistiquée" à la voix "pleine d'argent". C'est aussi un être sensible qui ressent beaucoup plus que son aspect superficiel ne le laisse paraître. J'espère que la prochaine Daisy - apparemment il s'agirait de Carey Mulligan, étoile montante du cinéma actuel - saura restituer cette complexité du personnage.

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Parce que c'est Francis Scott Fitzgerald.
Que j'aime beaucoup pour le (trop) peu que j'en ai lu. Un des plus grands auteurs américains. A découvrir si vous n'avez pas la chance de connaître. J'ai dû lire deux romans et une nouvelle, mais The Great Gatsby, je l'ai déjà lu deux fois. Et les adaptations de Fitzgerald seraient assez dans la tendance, récemment si on a pu voir Benjamin Button, on a aussi entendu parler d'un Tender is the Night ou d'un biopic intitulé d'après le roman The Beautiful and Damned, pas beaucoup de concret, mais beaucoup de bruit ;).

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Parce que c'est The Great Gatsby justement.
Une oeuvre culte. Parce que la littérature américaine est bien meilleure qu'on ne s'accorde souvent à le dire. Ce roman est souvent perçu comme une histoire de riches sans intérêt et pourtant... Les personnages sont superbes, Fitzgerald dépeint la nature humaine avec une subtilité qui rend chaque personnage plus complexe qu'il ne le paraît au premier abord. Magnifique, à savourer, à lire et relire et donc à voir.

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Du renouveau.
On dit que chaque adaptation est une nouvelle interprétation et une réécriture personnelle du livre original. Est-ce que l'oeil de 2010 voit l'œuvre de la manière qu'en 1970. Rien n'est jamais tout à fait intemporel et chaque adaptation renouvelle notre vision du roman quand bien même son message semblerait universel.

L'image publiée par Deadline, ce serait le premier snapshot de Carey Mulligan en Daisy (déjà ? on ose à peine y croire tellement c'est beau ^^) :

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dimanche 7 novembre 2010

Bookmarking

Dernièrement, j'ai eu envie de me remettre aux brushes, des motifs qu'on applique sur les montages. J'avais envie de marque-pages :

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J'ai trouvé les brushes sur le site Brusheezy (c'est gratuit). Je m'en suis servie grâce au logiciel Gimp. J'ai oublié le nom des auteurs des différents sets de brushes mais je les remercie, sans eux ces marque-pages n'auraient pas le même aspect =D.

Des pensées, un favori ?

lundi 1 novembre 2010

The Town

Pas si récemment, j'ai vu The Town, réalisé, écrit et joué par Ben Affleck, étoile (re)nouvellement montante à Hollywood.

Je voulais vous en parler plus tôt mais ma flemme légendaire m'a rattrapée. Je suis tombée sur un numéro de Première chez moi, de septembre je crois, et j'ai lu une interview de Mr Affleck qui insistait assez lourdement (pardon cher magazine mais c'est plutôt vrai) sur son statut d'ex acteur de seconde zone décrié partout qui avait pris sa revanche sur Hollywood.
Moi j'ai toujours bien aimé Ben Affleck, oh j'ai jamais pensé que c'était le meilleur acteur de la Terre entière, assez loin de là, mais je trouve que Père et Fille euh ben c'est super mimi et je l'ai trouvé franchement pas mal dans Hollywoodland (prestation que Première fait bien de rappeler, *thumbs up*). Et puis, Jennifer Garner, leurs deux fillettes blondes et lui forment quand même la famille la plus cute-but-cool de Hollywood (ça c'était la minute people).
Bon en même temps je suis la fille qui un jour aura vu tous les films dans lesquels a joué Brad Pitt, qui trouve que Leonardo Dicaprio se fait répétitif mais en attend quand même toujours plus et qui a toujours été en faveur de Colin Farrell même après avoir vu Alexandre le Grand. Pour le cinéma, j'ai de l'optimisme en réserve. D'ailleurs, la grosse question reste, pourquoi est-ce que je n'ai pas encore vu Gone Baby Gone ? Je n'ai même pas de fausse excuse à proposer.

Donc pour voir The Town, j'étais assez bien disposée. Avec le temps, je me rends compte que j'aime vraiment bien les histoires de criminels, plus au cinéma qu'en littérature d'ailleurs.
Le pitch est assez basique (film de braquage) mais avec l'ingrédient qui change tout : la présence féminine. Avec des actrices en passe de devenir vraiment intéressantes : Blake Lively (que forcément j'ai vu dans Gossip Girl, big secret hum) et Rebecca Hall (Le Prestige, Vicky Cristina Barcelona), actrice discrète que j'espère voir dans de nombreux films à l'avenir. En somme, c'est un bon film que je recommande assez chaudement (Télérama dit que le réalisateur s'en tient par sécurité à la série B, bah s'ils le veulent, mais de la série B+ alors). Ben Affleck, dans son adaptation du roman de Chuck Hogan, a su faire le bon dosage entre film d'action, policier, et drame intime.

Comment a-t-il fait cela ? Le film repose sur la dualité. Partout il y a des oppositions. Le plus évident pour moi a été entre les deux scènes d'amour, une opposition que je trouve assez courante au cinéma, qui met en lumière les relations différentes qu'entretient le héros (et ici on peut parler de héros puisqu'il s'agit d'un mortel confronté à des problèmes dépassant le cadre de la vie quotidienne dont le destin reposera sur quelques scène d'actions bien faites et un dilemme final) avec chacune des deux femmes. Le parallèle est très clair dans The Town, Krista (B. Lively) est blonde, vulgaire, issue du même monde que Doug, Claire est brune, a un charme plus discret et représente l'inconnu.
Mais l'opposition se situe aussi à un niveau encore apparent, les braqueurs et le FBI, le quartier de Charlestown et le reste du monde, les scènes d'action (plus réalistes que dans Salt, ça fait du bien) et les scènes de drame (notamment la confrontation entre Doug et son meilleur ami). On a le personnage un peu tordu de l'agent Adam Frawley (Jon Hamm) face à l'humanité plus simple du criminel Doug MacRay. Et puis à une autre niveau, il y a Doug et James, amis d'enfance aux caractères opposés. James est violent, emporté, prêt à tout pour défendre ceux qu'il aime, surtout sa sœur Krista et Doug. James est de ceux qui savent d'où ils viennent et en sont fiers. Doug, plus posé, moins entier, aspire à autre chose, d'où sa relation (presque) impossible avec Claire.
Et puis dans une autre dimension encore, symbolique, il a paradoxe entre le rayon de soleil et l'idée de mort qui s'associent dans le film (d'autant plus étrange que ce sont les couleurs froides, qui correspondent généralement à la mort, qui dominent le film), entre le bien et le mal : c'est l'argent volé qui permettra finalement de restaurer la patinoire de Charlestown, dans le passé non résolu de la mère de Doug. Et finalement il y a dualité puisqu'il y a dilemme pour le héros , comme dans toutes les bonnes tragédies, et le film est transition entre là d'où il vient et là où il veut aller, entre ce qu'il est et ce qu'il veut devenir, entre une vie compliqué d'enfant de braqueur et une vie presque normale, débarrassée de ce fardeau. Mais parce que la vie n'est jamais si tranchée et que les choses qui semblent opposées s'entremêlent toujours, le film refuse jusqu'au happy ending, toujours secrètement espéré par le spectateur, ou à la fin tragique, souvent attendue dans les drames.
Bref, je vous conseille vivement ce film plus intelligent que certains ne veulent bien le croire et qui ne dépareille pas dans le paysage cinématographique où les criminels ont la côte.

En prime, 3 posters différents :

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Le poster français.

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Le poster américain

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Un poster international (d'après http://www.heyuguys.co.uk).

Drôle n'est-ce pas comme trois affiches qui utilisent exactement les mêmes codes de couleurs peuvent rendre l'impression de trois films différents ? Si le poster français semble annoncer un drame et joue sur des oppositions (évidence de la dualité féminine par exemple), l'américain axe visiblement sur le côté film de braquage (l'image de film de gangster prend alors deux tiers du support, les personnages se resserrent autour du héros). L'affiche internationale se veut de plus grande envergure d'où un sentiment de quasi apocalypse (les personnages inquiets, le ciel dramatique et une image de type combat ultime). Quel poster vous semble rendre le film le mieux ?


dimanche 4 juillet 2010

10 raisons de choisir un teen-movie plutôt qu'un film culte

Il y a ces moments dans la vie où le choix d'un film devient une chose compliquée. Prenons Gertrude, 20 ans. Gertrude n'a pas de chance dans la vie. De 1, elle s'appelle Gertrude, ce qui est déjà méchant de la part de ses parents et un mauvais présage quant au reste de sa vie. Ensuite elle a les cheveux blond-roux, ce qui fait que qu'on la prenne pour une rousse ou pour une blonde, on la prend toujours pour une conne°. Et puis Gertrude, elle vient de se faire plaquer. Voilà la vie de Gertrude qui défile devant vos yeux. Maintenant, Gertrude est à un moment crucial de son existence. Si elle ouvre le frigo, elle sautera sur la glace et prendra immédiatement trois kilos ce qui n'arrangera pas son amour-propre qui lui-même, d'un coup descendu, lui fera se goinfrer encore plus. Alors, télé. Mais voilà, contrairement aux apparence, Gertrude n'est pas conne. Dans Télé 7 jours, on lui donne le choix, dans les 5 minutes qui viennent, entre regarder un teen-movie américain probablement débile ou la rediffusion de tel film culte des années quarante en remasterisé. Mon but sera de justifier le premier choix. Je tiens à préciser que cette histoire est purement fictionnelle et aussi que la plupart de ces raison marchent pour les comédies romantiques à l'anglo-saxonne (à part sûrement la raison 9).

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Un scénario basique, calqué sur un plan très simple,
qui ne risque pas de vous prendre la tête

Est-ce que tu penses vraiment que dans le cas présent Gertrude est de taille à tenter de comprendre le scénario d'un film politique avec ses multiples intrigues et la profondeur psychologique de ses personnages ? Non, Gertrude a besoin de quelque chose de simple, un film bonbon-à-la-fraise dont les ficelles comme la saveur sont tellement grosses qu'on n'a pas besoin de réfléchir trois secondes.

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Un peu de puérilité
Cela fait parfois plus de bien qu'on ne le croirait jamais. Ainsi Gertrude pourra rajeunir sans problème le temps de ce film, rire des blagues les plus débiles, entrer sans problème et sans complexes dans les intrigues de pouvoir des pestes ou se pâmer devant tel beau garçon.

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Des beaux gosses
Oui, c'est quelque chose de presque obligé dans les films hollywoodiens, comme dans le théâtre au dix-septième siècle, la laideur n'existe pas. A la limite, si trois figurants sont moches, peu importe. Mais ceux qu'on voit le plus à l'écran doivent nous impressionner par leur superficielle splendeur. Et c'est bien l'un des seuls moments de votre vie où personne ne vous regarde (trop) bizarrement si vous faites "Gniii!" (yeux ultra-concupiscents) à chaque apparition de Logan ou Dylan torse-nu

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Échapper la réalité pendant 1 heure et demie
Il faut dire que notre Gertrude, elle en a bien besoin. Coincée dans son deux-pièces minuscule qui aurait besoin d'un bon coup d'aspirateur et de lingette nettoyante, elle doit entrer dans un autre univers pour ne pas périr de la morne banalité de son existence.

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Comique pour le meilleur et pour le pire
Il y a des teen-movies drôles, si si. Avec des répliques qui fusent et des gags à chaque plan. Et parfois c'est trop. Parfois aussi, c'est la nullité de ce que vous voyez à l'écran, et son doublages pour les adeptes de la VF, qui peut vous faire hurler de rire. Quasi-parodique, jouissif.

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Des héros toujours attachants…
Quelque soit le teen-movie (ou prouvez-moi le contraire) on s'attache à l'héroïne et au héros, parce que s'est fait pour. Même si la fille est une marginale, ultra-militante, intello à grosses lunettes, tout à fait impopulaire (c'est à dire haïe de tous) et franchement pas sexy (Nan, mais c'est quoi ces fringues horribles ?!), toi tu l'apprécieras, c'est obligé ^^.

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Et des méchants toujours détestables.
Ça c'est le moyen de se faire les nerfs sur d'autres gens que les pauvres amis ou membres de la famille qui auraient le malheur d'être à côté de nous (mais Gertrude elle s'en fiche, elle est seule). Bref, tapons sur ces personnages de pestes tyranniques ou de beaux-gosses forcément machos et arrogants et rien de positif, et ainsi détendons-nous.

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L’histoire d’amour nunuche qui va bien
"Niaaa ! Oui, un baiser ! Embrasse-la, idiot, embrasse la ! Oooh c'est trop beau !"
"Oh non ! Pourquoi, pourquoi, pourquoi ! Pourquoi ça ! J'veux paaaaas ! Mais tu vois pas qu'elle t'aime encore, t'es con ou quoi ? Retourne-toi, regarde-la, cours, reviens à elle !"
Ou comment s'exciter sur des personnages de FICTION. Et Gertrude pourra oublier son propre malheur en songeant à celui des autres.

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Etude de la société grâce à un microcosme
On l'a assez vu, le lycée dans le teen-movie américain typique regorge de clichés et de castes qui bien que souvent forcés, mettent en valeur certains types de caractères. Peu conseillé à Gertrude qui a besoin de tout sauf de réflexion, l'observation de ce microcosme est un exercice sympathique pour celui qui a tendance à réfléchir trop et à creuser trop profondément des sujets qui n'en méritent pas toujours tant.

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Un anti-dépresseur efficace
Enfin, moins calorique qu'une glace, plus efficace qu'un chef d'œuvre de romantisme, le teen-movie américain vous fera rire, vous permettra de vous exciter, de vous énerver, de vous détendre, de vous évader. Alors oui, un jour de déprime, propose-moi Fight Club, un chef d'œuvre du cinéma moderne, entendons-nous bien, ou 10 Things I hate about you et je crois que l'expérience me donnera raison.

° Je veux préciser que cette phrase est à prendre au millième degré, ainsi que l'utilisation du prénom Gertrude.

dimanche 14 mars 2010

Nine


J'ai vu Nine début mars. Je commencerai d'abord par râler contre la presse française (pas toute mais une certaine partie quand même) qui s'est crue obligée de comparer ce film au 8 et demi de Fellini (que je compte voir à présent, par curiosité) et donc de le dénigrer allègrement. Je crois qu'il s'agit d'un hommage, mais en tout cas le film ne prétend pas être un remake... Après comparaison avec la presse anglaise, on s'aperçoit bien de la différence, eux savent apprécier une belle comédie musicale même si elle n'atteint pas les standards des grands maîtres (chose que je n'ai pas vérifiée d'ailleurs).

Il est certain que Nine n'aurait pas gagné l'oscar du meilleur scénario, le scénario sans être mauvais est assez "léger", il n'y a pas vraiment d'intrigue et ce ne sont pas les répliques qui contiennent l'essence du film. L'histoire se situe en 1965 à Rome, on suit quelque jours de la vie de Guido Contini, un grand réalisateur italien adulé de tous qui ne parvient ni à commencer d'écrire le scénario de son nouveau film Italia, ni même à fuir le monde du cinéma car partout on le reconnaît. Il y a en surface, son amour des femmes en général : son attirance pour telle journaliste, son obsession pour telle star, son attachement à sa maîtresse, sa Mamma! cliché italien tout de même ^^, et les problèmes que cela occasionne. Et puis plus profondément on voit les doutes de Guido, son questionnement de la religion, le problème de sa "vision" de la vie et de ses films, et puis son amour pour sa femme qui se ressent en filigrane tout au long.

Il y a la musique également, de qualité inégale : si on peut considérer Be Italian (Fergie) et Cinema Italiano (Kate Hudson) comme de très bonnes chansons et si j'ai également apprécié celles de Marion Cotillard, surtout la deuxième Take It All, d'autres sont agréables sans être géniales, parfois plus pour la performance que pour la chanson (Folies Bergères chantée par Judi Dench avec un superbe accent français, clap clap Dame Judi ! ^^) parfois assez "oubliables" comme celles de Sophia Loren et Nicole Kidman.

Enfin, le plus important à mes yeux et à ceux de ma mère amatrice de photographie : les images sont absolument magnifiques, chaque plan est beau, on vibre d'émotion même, et c'est là l'essence du film. C'est finalement peu courant de voir un film dont on sent qu'il repose sur sa qualité visuelle, même chez Joe Wright et Wong Kar-Waï le scénario garde une certaine importance, et Chicago le film précédent du réalisateur est totalement différent de ce point de vue. Et même si cela peut apparaître comme un défaut, je ne l'ai pas tellement ressenti, il me semblait que le scénario suffisait, que c'était son esthétisme qui "faisait" réellement le film. L'idée semble peut-être bizarre, mais je n'ai pas été déçue du tout. J'ai trouvé dommage qu'il y ait des gens incapables de ressentir cette beauté du le film comme certains critiques français ou les gens que j'ai vus sortir de la salle au bout d'un quart d'heure. Mamma mia! S'il n'y avait que la musique et les chorégraphies, mais non c'était juste beau. Inexplicable, il faut le voir, il faut le sentir, ce n'est pas un film cérébral qui fait réfléchir grâce aux mots, c'est un film qui touche l'âme.

Ma critique peut sembler très enthousiaste, elle est surtout le reflet de mon sentiment après avoir vu le film. Je ne le proclamerais pas un chef d'œuvre mais j'ai déjà bien envie de le revoir (et en VO cette fois) =D.

mercredi 24 février 2010

Grey Gardens

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Grey Gardens

Hier, et en partie aujourd’hui puisque c’était la nuit, j’ai pris mon courage à demain et ai regardé la télé à des heures d’insomniaque sous prétexte de film intéressant.
J’ai donc vu Grey Gardens, le documentaire de 1975, puis le téléfilm de 2009 qui a tout de même gagné 2 Golden Globes (meilleur téléfilm et meilleure actrice dans un téléfilm pour Drew Barrymore).
Mais d’abord, qu’est-ce que Grey Gardens ? C’est le nom d’une propriété dans East Hampton, sur Long Island. A partir de 1923 et pendant plus de cinquante ans, la maison de 28 pièces fut habitée par Edith Bouvier Beale, la tante de Jackie Kennedy, et sa fille Edith. Mais là où l’histoire devient intéressante c’est que dans les années’70, lorsque les frères Maysles décident de tourner un documentaire sur elles, elles vivent recluses dans cette demeure insalubre sans chauffage ou eau courante, sale, malodorante et envahie par les chats et les ratons laveurs dont 25 pièces ne sont même plus utilisées. C’est grâce à Jackie Kennedy et sa sœur qui fournissent l’argent nécessaire à la remise en état de la maison qu’elles n’en seront pas expulsées.
Si le documentaire apporte une approche intéressante des deux femmes en présentant leurs désillusions par rapport à un passé bien plus fastueux (les gros plans sur les photos ou peintures des deux femmes lorsqu’elles étaient bien plus jeunes parlent d’eux-mêmes), le film remplit bien le rôle qu’il se propose, c’est-à-dire d’éclairer ce documentaire avec une sorte de biopic qui joue sur les flashbacks, le côté « coulisses du tournage » et références nombreuses au documentaire (qu’il est utile d’avoir vu juste avant). La femme recluse, coupée du monde, excentrique, plongée dans le passé, qui vit dans une demeure anciennement belle mais à présent totalement négligée qui tombe en ruine, c’est un thème assez courant en littérature (Dickens, Garcia Marquez, Virgin Suicides) et ça a toujours quelque chose d’un peu glauque. C’est peut-être pourquoi en regardant ce documentaire et le film qui l’accompagne, notre cœur se serre à la vue de ces femmes qui se sont en quelque sorte perdues dans les méandres de la vie. On comprend que la mère n’aurait pu vivre ailleurs et que son attachement à la propriété lui était aussi puissant que fatal et on la plaint moins parce qu’elle a eu la chance d’avoir pu vivre une vie entière, heureuse avant la laisser échapper. Mais la fille est sans doute le personnage le plus triste de l’histoire, son attachement à sa mère la retient prisonnière et elle n’a jamais pu connaître le bonheur auquel elle aspirait. Sa vie a filé entre ses doigt, sous ses yeux, lorsqu’elle est revenue à Grey Gardens pour prendre soin de sa mère. C’en est presque déchirant et même si l’amour maternel et filial a une grande part dans le film comme dans le documentaire, on ne peut s’empêcher de voir en elle une femme déçue par la vie. Mère et fille sont excentriques mais Little Edie semble surtout asservie par la réclusion de sa mère, une grande rêveuse qui dépérirait sans son soutien.
Pour ce qui est du film, je crois que, même si je ne connais pas extrêmement bien cette actrice, c’est le meilleur rôle dans lequel j’ai vu Drew Barrymore jusqu’à présent. Elle est tout simplement bluffante, le rôle lui colle à la peau. Elle parvient très bien à retranscrire les émotions, les sentiments de « Little Edie », on retrouve tout à fait la femme du documentaire qui voudrait s’échapper, en finir avec son isolement qui dure depuis plus de vingt ans mais ne peut abandonner sa mère. Jessica Lang n’est pas en reste non plus bien sûr, mais voir Drew Barrymore dans ce genre de production a été surtout une très bonne surprise. La partie qui se déroule durant l'isolement des deux femmes est sans doute la plus intéressante, et la plus poignante, la scène avec Jackie Kennedy (Jeanne Tripplehorn) est très forte également.

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mardi 16 février 2010

Marla

"If I did have a tumor, I'd name it Marla.
Marla, the little scratch on the roof of your mouth
that would heal if only you'd stop tonguing it,
but you can't."

The Narrator (Fight Club)


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Hier, j'ai vu une jeune Helena Bonham Carter dans A Room with a View, adaptation très british du livre éponyme très british de E.M. Forster. Une jolie histoire d'amour et une réflexion sociale intéressante =). Mais quel changement pour Helena Bonham Carter entre les deux films, je n'ai pas reconnu non plus Daniel Day-Lewis !