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dimanche 5 juin 2011

5 séries policières originales

Aujourd'hui, j'ai pensé à pourquoi j'aimais bien les séries policières, et lesquelles surtout, et j'ai voulu vous présenter 5 séries que je trouve originales, certaines sont très connues, d'autres moins, mais toutes concernent la résolution de mystères d'une manière plus fun que "police judiciaire, bonjour !"

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Veronica Mars
- Je commence par cette série parce que c'est un peu évident, ce n'est pas un secret que je l'aime beaucoup (voir l'article 10 raisons de la regarder).

Nombre de saisons : 3
Lieu : Neptune, California. Petite ville aux nombreux et noirs secrets dans un Etat pourtant ensoleillé.
Héros : Veronica Mars bien sûr, drôle, courageuse et impertinente comme on aime les héroïnes au 21ème siècle. Elle est aussi et surtout éprise de justice. Ce qui est intéressant dans les personnages qui l'entourent c'est qu'à part Wallace, l'ami loyal, (sauf à un certain moment dans la saison 2), sont assez ambigus, ce qui est intéressant pour le genre noir. Les deux autres adjudants majeurs, Logan et Weevil, possèdent comme l'héroïne cette qualité qui leur a tous permis de survivre dans leur monde : une grande lucidité et un désir de rendre le monde meilleur malgré tout.
Ambiance "ruelles sombres" : Oui, et des couleurs souvent saturées aussi bien dans les sombres que dans les claires. On songera surtout aux stake-outs au Camelot motel.
Pourquoi est-ce original ? : Pour l'ambiance "petite ville sombre" (et en Californie en plus), pour les héros jeunes mais très intéressants à suivre, ils sont à la fois sombres, lucides et drôles.
Les points forts : La qualité et l'humour des dialogues, l'image (couleurs, atmosphère), les personnages qui sont à plusieurs dimensions.
Des points faibles ? : La saison 3 est un peu moins bonne au niveau de l'atmosphère, mais je l'aime quand même ! :D

***

Bored to Death
- Celle que j'ai découverte le plus récemment, ce week-end en fait. :)

Nombre de saisons : 2 pour le moment (1 troisième prévue)
Lieu : New York, notamment Manhattan et Brooklyn.
Héros : Jonathan Ames, juif new-yorkais au grand nez, écrivain, romantique et détective privé à ses heures. Il est secondé par son meilleur ami Ray, dessinateur BD enfermé dans son couple, et parfois son patron (il travaille pour le magazine Edition de manière un peu alternative), George, un bel homme aux cheveux blancs qui refuse de vieillir.
Ambiance "ruelles sombres" : Yay, on sent bien l'amateur de films noirs américains dans certains plans.
Pourquoi est-ce original ? : Le côté détective privé (très) amateur est plutôt un prétexte, pour l'ambiance, pour l'humour, on voit finalement peut de séries comme celle-là où trois hommes très différents sont réunis par l'herbe qu'ils fument et leur capacité à se mettre dans des situations impossibles qu'ils affrontent avec beaucoup d'humour.
Les points forts : cette ambiance "amateur de romans policiers cherche mystères à résoudre", l'humour.
Des points faibles ? : Moins fort que d'autres séries sur le plan détective, peu de surprises finalement dans les retournements de situation, mais on le pardonne facilement quand on comprend que le but réel est la comédie.

***

Bones
- La seule qui se passe dans un cadre à peu-près légal, le FBI, mais pas toujours très protocolaire non plus.

Nombre de saisons : 6 pour le moment (1 de plus prévue)
Lieu : Washington DC et ses environs (quelques déplacements dans d'autres Etats)
Héros : Dr. Temperance "Bones" Brennan, anthropologue de renom très scientifique et un peu asociale et Special Agent Seeley Booth, ex-militaire et homme sensible et très positif. Ils travaillent ensemble sur le terrain et ont une alchimie incroyable, mais sans les autres "squints" du laboratoire (Hodgins, Angela, Dr. Saroyan, l'assistant qui change tout le temps), ils ne parviendraient pas à résoudre tout seuls les affaires.
Ambiance "ruelles sombres" : Moui-non, on est plutôt dans scènes de crimes glauques et laboratoires sombres.
Pourquoi est-ce original ? : En guise de médecin légiste, on a le laboratoire du Jeffersonian Institute et notamment Bones qui se sert de sa formation d'anthropologue pour résoudre des meurtres où les seuls restes humains sont des os. Angela aide à la reconstitution virtuelle du visage et de la scène tandis que Hodgins parvient à déterminer la date ou le lieu du meurtre grâce à l'étude de la terre ou des petites bêtes, Lance Sweets, jeune psychologue du FBI, vient souvent en aide également et ajoute sa petite touche de douce folie à la série. Aussi, le relationnel et l'humour sont forts dans cette série.
Les points forts : L'alchimie de Bones et Booth, l'humour et le côté décalé des personnages, les affaires criminelles toujours neuves.
Des points faibles ? : Peu, mais sinon, quand est-ce qu'on aura le couple Bones-Booth ? ^^

***

Burn Notice
- Rafraichit le vieux scénario de l'ex-espion qui doit s'adapter à la vie en dehors de l'organisation.

Nombre de saisons : 4 pour le moment (2 autres prévues)
Lieu : Miami, ville de tourisme, de retraités, et de criminels hispanophones.
Héros : Michael Westen, ex-espion revenue dans sa ville natale par la force des choses et qui s'adapte tant bien que mal à sa nouvelle vie, incapable de résister à l'appel de la justice. Comme il n'a pas de job "normal", Il sauve les innocents avec son ex-petite amie, Fiona Glenanne, ex-membre de l'IRA qui a une passion pour les flingues et les explosifs, et Sam Axe, ami ex-militaire, séducteur et amateur de mojitos.
Ambiance "ruelles sombres" : Ruelles oui, de nombreux entrepôts aussi. Mais rarement très sombres.
Pourquoi est-ce original ? : Ce n'est un policier, ni même vraiment un détective privé, c'est l'éternel héros au service de la veuve et l'orphelin qui ne peut résister à son désir, sa vocation de justice. Mais aussi, c'est un ex-espion et il donne à chaque épisodes des explications professionnelles sur comment faire telle ou telle chose pour parvenir à ses buts. On apprécie aussi que Fiona soit un personnage féminin fort, "badass", capable de se défendre seule mais dont la sensibilité féminine la pousse à aider Michael.
Les points forts : Humour, renouvellement réussi de thèmes classiques comme l'ex-espion, le héros en quête de justice.
Des points faibles ? : Beaucoup de C4, on peut changer d'explosif ? =P

***

Pushing Daisies
- La plus décalée, je suis tombée sous son charme fantaisiste, acidulé et haut en couleurs.

Nombre de saisons : 2
Lieu : Coeur d'Coeurs, ville où sont nés les personnages principaux, et la (légèrement plus) grande ville la plus proche. Autant dire : small town, America.
Héros : Ned, patissier spécialisé dans les tartes qui possède le pouvoir de ramener les morts à la vie durant 60 secondes (si elle sont dépassées, un autre être meurt) et Chuck (Charlotte), son amour d'enfance. Ils enquêtent avec Emerson Cod, détective privé et client du Pie Hole. Olive Snook, serveuse du Pie Hole se joint souvent à eux.
Ambiance "ruelles sombres" : Yes, mais de nombreuses couleurs vives et pastelles tout de même.
Pourquoi est-ce original ? : L'ambiance ! Les couleurs irréalistes, le charme décalé "quirky" (la garde-robe de Chuck, les tartes, les crimes eux-mêmes) et la gentillesse quasi-naïve des personnages qui ont tous dans le fond un coeur comme un chamallow.
Les points forts : Cette originalité agréable comme un bonbon trop sucré pour notre raison avisée mais pourtant si doux sur le palais :).
Des points faibles ? : L'intrigue s'accélère à la fin à cause de l'annulation de la série, dommage pour le rythme mais au moins la boucle est fermée au final.

En film ?
Very Bad Trip (1 et 2), enquêtes d'une certaine manière, et plutôt hallucinantes =P.


samedi 22 janvier 2011

Mad Men Drawings


Vu les 4 premières saisons de Mad Men pendant les dernières vacances. Je conseille vraiment cette série à la fois pour l'ambiance rétro sixties (très bien restituée) et un scénario très bon également, les personnages sont creusés sans être jamais transparents et on a beaucoup de plaisir à regarder un programme télévisé sophistiqué et bien meilleur que certains films. J'ai dessiné un peu du coup, inspiration (vaguement visible) de Mad Men, à creuser peut-être dans le futur.

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mercredi 1 décembre 2010

Downton Abbey

Watch Downton Abbey!

Voilà, si je peux vous donner un bon conseil pour une fois au lieu de m'étendre sur ma flemmingite aiguë ou le dernier épisode de Glee, tout en ne vous épargnant pas un peu de lobbying poussif, je dirais, regardez Downton Abbey. Pour parfaire votre connaissance de la langue de Shakespeare (à remplacer par tout nom d'auteur anglais que vous préférez) et parce que personne ne bat les Britanniques en matière de periode drama...

L'histoire commence en 1912, au lendemain du naufrage du Titanic dans lequel l'héritier de Downton Abbey trouve la mort. La famille se voit obligée d'appeler un cousin, Matthew Crawley, auprès d'elle pour qu'il prenne la succession du comte de Downton à sa mort, mais sa venue n'est pas forcément appréciée de tout le monde.
(Le tout récent Sir, Julian Fellowes, à qui on doit également le scénario de l'excellent Gosford Park dans la même veine 'haute société anglaise', est à l'origine de ce projet. La saison 1 s'arrête à l'aube de la Première Guerre Mondiale. Une saison 2, et peut-être même 3, est en préparation.

Comme vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ces 7 premiers épisodes. Ma seule déception est que le dernier laisse le spectateur avec trop de questions et l'attente de la nouvelle saison va sembler longue ! Bref, jetez-vous sur ce period drama excellent =).

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Sur cette photographie, les trois soeurs Crawley, de gauche à droite : Sybil, Mary et Edith.

Merci à Enchanted Serenity of Period Films, pour cette image et pour tout, c'est un très bon blog sur les Period Dramas.

mercredi 22 septembre 2010

Boardwalk Empire : Pilot

Hey hey!

Il y avait longtemps que je n'avais pas écrit. Je sais, j'étais en vacances, je n'ai aucune excuse.
En ce moment c'est la rentrée, et surtout la rentrée des séries ! Et je fais la mienne. J'ai commencé par Gossip Girl mais je ne vais pas vous gaver avec ça (j'en ai déjà assez parlé ici ^^), et puis j'ai découvert le pilote de Boardwalk Empire, nouvelle série HBO qui me faisait déjà envie depuis un certain temps, surtout dans on sait que le pilote a été réalisé par Scorsese même.

Du coup, je me suis quand même remise un petit peu au dessin (haha, je dois faire un vrai dessin tous les six mois à peu près) et ça a donné ça :

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Qui est inspiré, vaguement, de ça :

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D'un photoshoot de Vanity Fair, Babes in Mobland.

Donc, Boardwalk Empire c'est la nouvelle série du créateur des Sopranos, Terence Winter.

Le pitch ?
Nucky Thompson (Steve Buscemi dans un premier rôle mérité) est l'âme de la ville d'Atlantic City, politicien corrompu et demi-gangster, il est celui qui régit le monde criminel de la ville mais aussi un homme qui tente de faire le bien, parfois par le mal, comme on peut le voir dès le premier épisode qui commence à l'aube de la prohibition, par cette nuit de 1920 où l'alcool devient illégal.

Mes premières impressions ?
Une série de qualité comme je l'espérais, tant sur le plan psychologique (les personnages présentent déjà des ambiguïtés intéressantes) qu'historique et esthétique (reconstitution 1920 <3).

dimanche 21 mars 2010

10 raisons pour lesquelles il faut regarder Veronica Mars

Hey, hey!

J'inaugure aujourd'hui une nouvelle catégorie : 10 raisons (d'essayer, de voir, d'écouter...)
Le principe est simple, je vous donne 10 raisons pour lesquelles il faut, selon moi, "essayer" telle série, film... Et je commence par Veronica Mars, qui est pour moi l'une des meilleurs séries au monde =D.


D'abord un petit résumé pour veux qui ne connaîtraient pas du tout :
Veronica Mars est une adolescente impopulaire dans son lycée qui œuvre également en tant que détective privé pour des affaires bien diverses. Sa vie a été chamboulée par la mort de sa meilleure amie Lilly, un personnage énigmatique dont l'assassinat a affecté tous ses proches et ceux de l'héroïne. On suit les aventures de Veronica, entre ses problèmes personnels et ceux des autres, son "job" peu commun, son humour imparable et sa quête éternelle de la vérité et de la justice.

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Le côté série policière
On suit à chaque épisode une nouvelle aventure de Veronica Mars et chaque saison comporte une grosse intrigue. De l'ado affolée qui a perdu son chien au problème de violence raciste, on voit un peu de tout à travers les différentes enquêtes de Veronica dans les trois saisons. +1 pour la diversité donc.

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De la bonne musique
Un générique excellent notamment (We Used to be Friends des Dandy Warhols) mais aussi souvent quelques morceaux sympas du type Air, the Pixies, The Postal Service...

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De belles couleurs
Les couleurs de la série sont plutôt saturées et dans le clair-obscur, on voit un réel travail sur l'image, ça lui donne une ambiance particulière, parfois inquiétante, parfois joyeuse...

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L'ambiance de la série
Parlons-en de cette ambiance particulière d'ailleurs. Si elle se ressent nettement moins dans la troisième saison, les deux premières sont enveloppées dans une atmosphère "roman noir" assez oppressante bien que contrebalancée par des sujets moins sérieux (qui a volé la mascotte du lycée ?). Le meurtre de Lilly, catalyseur des évènements, en est la cause. Pour autant la série n'en devient pas toute noire. Et c'est aussi parce que le meurtre de Lilly est moins dans les mémoires dans la saison 3 que celle-ci perd l'ambiance particulière chère aux fans de Veronica Mars.

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Les thèmes abordés
Les thèmes abordés peuvent être assez graves. On parle d'inceste, de viol, de violence, d'intégrisme. Les personnages principaux de Veronica Mars ont des vies assez compliquées (ou pas comme Wallace ^^) et pourtant on ne verse jamais dans le mélodrame et les clichés abracadabrants, les scénaristes ont toujours su garder le ton juste.

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Les dialogues
Parmi les meilleurs que je connaisse, tout simplement. L'humour est présent partout, c'est génial. Combien de répliques emblématiques dans cette série ? On ne pourrait même pas compter. Je vous en citerai sûrement plus tard ;).

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Maturité
Dans la saison 2, Duncan a l'occasion de nous montrer qu'il est largement capable de prendre en main ses responsabilités, malheureusement cela le fait disparaître de la série. Mais dans l'épisode 11 de la saison 2, ce personnage un peu mou et hanté par ses démons nous apparaît comme un modèle. Way to go Duncan!

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Des personnages très bien construits
Sur Veronica Mars, on pourra dire que les scénaristes ont fait du bon travail. Les personnages, principaux ou secondaires, sont tous très intéressants. L'évolution de Logan, assez spectaculaire, est tellement bien faite qu'elle coule toute seule sans même nous étonner. Puis il y a Wallace et Mac qui soutiennent toujours Veronica, Duncan et le père de Veronica avec qui elle a souvent des rapports complexes. Il y a Weevil qui fait autant de faveurs à Veronica qu'elle lui en fait. Puis Beaver, l'un des personnages les plus complexes de la série (tellement que jusqu'à la fin on ne le comprend pas vraiment)...

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Veronica, l'héroïne
Veronica est une jeune fille audacieuse, impertinente, drôle, sexy et intelligente qui ne recule devant rien pour découvrir la vérité et servir la justice. Au début de la série, elle est une "exclue" de la société du lycée, elle peut compter ses amis sur les doigts d'une main, ses anciens amis lui ont complètement tourné le dos. Mais elle ne va pas s'apitoyer sur elle-même pour autant, c'est une héroïne forte, qu'on admire. On s'attache à elle et on suit avec plaisir ses aventures investigatrices et ses joutes verbales. Son plus gros défaut, un défaut professionnel dira-t-on sûrement, est son manque de confiance en tout le monde (un de ses problèmes dans sa relation avec Logan notamment). Mais on est quand même très impressionnés par cette détective privée blonde haute comme trois pommes seulement armée de sa parole et son taser ^^.

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Le couple Veronica & Logan
Admettons que celui de Bones & Booth soit hors-concours (parce qu'il est spécial quand même ^^), c'est mon couple préféré de la télévision. Il arrive comme ça, au beau milieu de la saison 1 alors qu'au tout début on a quand même la nette impression que c'est d'une impossibilité totale. Et à travers leurs problèmes, leurs différents, leurs quêtes d'identité personnelles, ils ne cessent de s'éloigner et de se rapprocher, mais attention, c'est pas Les Feux de l'Amour ! Dans la saison 2, Logan décrit leur amour comme "épique !". C'est vrai que leur couple est l'un des rares de la télévision qui ait autant d'intensité. Même quand ils ne sont pas ensemble on sent toujours entre eux une tension palpable, une affection réciproque. Il y a un lien qu'on ne peut défaire entre ces deux-là. C'est juste beau.

samedi 13 mars 2010

Pourquoi je regarde Gossip Girl



« J’aime Gossip Girl et je le revendique haut et fort. » C’est le titre d’un groupe sur Facebook que j’ai rejoint il y a peu. Je pense que son existence est assez représentative du phénomène de snobisme qu’on peut trouver en France face à beaucoup de séries américaines et certaines en particulier. Elles sont très facilement qualifiées de soap operas, même dans des articles prétendument sérieux probablement écrits par des gens qui ont vu la moitié d’un épisode et n’ont jamais vu de soap operas non plus mais qui ne se gênent pas pour faire des comparaisons ni fondées ni même explicitées. Il faut donc se justifier d’aimer une telle série. Eh bien justifions et faisons l’apologie, bien modeste je le reconnais, de Gossip Girl.

Il y a un an, en cours d’Anglais, sur le thème des nouvelles technologies, j’ai fait référence à la série Gossip Girl dont l’idée de base est la vie d’adolescents de la grande bourgeoisie New-Yorkaise du XXIème siècle vue à travers les yeux d’une bloggueuse anonyme, personnage central et pourtant ultra-secondaire dont la question de l’identité n’est posée qu’une fois réellement, à la fin de la saison 2, et dont on s’aperçoit qu’elle importe finalement très peu, à noter tout de même c’est Kristen Bell, aka Veronica Mars, qui fait la voix de la narratrice. Donc ayant fait référence à cette série que ma prof ne connaissait pas, je me tourne vers X, première de classe un tantinet prétentieuse, qui m’appelait pour me faire remarquer « Mais ça vole pas haut tout de même, hein ? », j’acquiesce en précisant que pourtant je ne peux m’empêcher de la suivre. Eh bien j’ai honte de moi. Je regrette d’avoir acquiescé si lâchement sans défendre Gossip Girl un minimum. Voici donc venu le temps pour moi de réfléchir et de clamer les raisons pour lesquelles j’aime cette série.

J’ai commencé à regarder Gossip Girl l’année (scolaire) dernière. J’étais intriguée par le pitch, non pas que je sois férue de potins et scandales, mais vous et moi savons bien que derrière chaque scandale se cachent les passions inavouées, et c’est là l‘intérêt X). Je ne m’attendais pas à quelque chose de profond, et très honnêtement ça ne l’est pas toujours (mais ça l’est quelques fois ^^). J’étais curieuse et c’est bien pour les gens curieux que les pilotes existent. J’ai apprécié le premier épisode, la « rencontre » entre Serena et Dan, bien qu’énième variation sur le cliché attirance d’une fille riche et belle pour un garçon pauvre et maladroit qui l’admire secrètement, était un point de départ intéressant, une entrée « in medias res » (le retour de Serena qui pose déjà de nombreuses questions) mais indirecte (le premier personnage sur lequel on se focalise est Dan qui ne vient pas du Upper East Side de Manhattan mais de Brooklyn) dans l’univers de la série.

Si au début, on assiste simplement au déroulement d’une intrigue dans un monde séduisant, attrayant, mais dangereux, ce qui est en fait la carte jouée par la promotion et sûrement à l’origine de la critique « soap opera » émise par des gens qui n’ont pas vu plus loin que la surface, on s’aperçoit assez vite que les personnages ne sont pas des adolescents caricaturés à l’extrême, du genre sales petits bourges très cachottiers, mais ont une dimension plus forte : ils ont leurs doutes et incertitudes, ils se construisent peu à peu. Ils ressemblent à tous les adolescents, avec des paillettes et des cuillères en argent dans la bouche en plus. Et c’est précisément pour cette raison qu’ils ne sont pas les ados américains typiques de la série « pour faire rêver » dont la vie, plus ou moins idyllique mais jamais très grave, semble tourner autour du sport, des filles/garçons et de ses problèmes émotionnels autour de la piscine, nombrilisme en bikini Banana Moon. Dans Gossip Girl, comme dans Veronica Mars, des sujets plus sérieux sont parfois abordés (par exemple la raison du départ de Serena un an avant la saison 1), bon il y a aussi la dose de crises puériles de Blair…

Mais ce dont je parle évoque surtout la Californie… Il faut dire que Gossip Girl est bien de New York, et nulle part ailleurs. C’est l’une des seules séries où l’on sent vraiment qu’elle est habitée par New York. Il n’y a pas photo, la série est tournée dans les rues mêmes de cette ville, ce qui n’était pas le cas de Friends ou Seinfeld tournés entièrement ou presque en studio. Et puis il y a les Hamptons, dans combien de films ou séries entend-t-on parler de ce lieu pourtant emblématique de la haute bourgeoisie américaine ? Et l’ambiance même de la série, avec des vrais saisons (un Thanksgiving plus frisquet qu’un 4 juillet par exemple), et une sophistication qui vient bien du Nord-Est. Oui décidément, New-York est un élément central de la série, ce qui personnellement n’est pas pour me déplaire ^^. Evidemment, la série a un petit côté « vitrine de mode » mais étant donné le public visé (les jeunes filles/femmes) ça n’est pas très étonnant, ni désagréable =), ça peut même être considéré comme une de ses qualités, c’est une série où les personnages ont du style =D.

Je crois qu’il ne faut pas s’arrêter à l’idée de départ de la série « blog-tabloïd au sein d’un cercle élitiste » qui me semble assez réductrice, on l’oublie finalement assez vite dès qu’on commence à percevoir l’évolution des personnages au fil des épisodes (la saison 3 diffère du coup pas mal de la saison 1 car les plupart des personnages ont quitté le lycée et ont mûri un peu) ainsi que le cliché « fêtes, champagne et limousines ». Il y a de ça, mais il y en a aussi dans du F. Scott Fitzgerald et personne n’ira dire qu’il écrivait du soap. On m’a dit également que la série valait beaucoup mieux que les livres, ce qui est toujours un bon argument : on a fait pire, en livre en plus, sur le même thème. Bref, plutôt que d’écouter les snobs ou de vous endormir à lire mon blabla positif, regardez donc et jugez par vous-mêmes, il n’y a pas de meilleur moyen au monde =).